Des dizaines de pages de mes livres sont consultables sur books.google.com
Il s'agit de :
Savoir(s) en rire (3 tomes)
La mort n'est pas au programme
Potentialités de l'humour
Feu les Ecoles Normales
Ecrire pour rire
Figurent les introductions de 2001 à 2008
2001 Potentialités de l'humour
2001 Sauve qui peut les morales
2001 Rire en toutes lettres
2003 Ecrire pour lire
2004 Parler de la mort et de la vie
2005 La mort n'est pas au programme
2006 Des conflits à l'école
2006 Ecrire la correspondance
2008 Apprentissage militant
2006 Des conflits à l'école
Introduction Les conflits Introduction Pour un pugilisme à visage humain
Conversation (sur le pas de la porte, avec bonhomie)
" — Comment ça va sur la terre ? — Ça va ça va, ça va bien. — Les petits chiens sont-ils prospères ? — Mon dieu oui, merci bien. — Et les nuages ? — Ça flotte. — Et les volcans ? — Ça mijote. — Et les fleuves ? — Ça s’écoule. — Et le temps ? — Ça se déroule. — Et votre âme ? — Elle est malade. Le printemps était trop vert, elle a mangé trop de salade. " J. Tardieu" Nos misérables tragédies traînent une odeur de bureau et le sang dont elles ruissellent a couleur d’encre grasse. "
A. Camus, L’Été, Poche, 1971, p. 141.
" Le conflit est l’expression de la normativité, c’est-à-dire de la possibilité d’édicter de nouvelles normes et de réaliser son potentiel. "
Dictionnaire de psycho-pathologie del’enfant et de l’adolescent, PUF, 2000.
Montaigus et Capulets (dans Roméo et Juliette de Shakespeare), Horaces et Curiaces (dans Horace de Corneille), Têtes rondes et têtes pointues (chez Brecht) : pourquoi faut-il toujours se poser en s’opposant ?
En quoi les conflits sociaux et internationaux se répercutent-ils dans le microcosme de la salle des professeurs, de la classe ou de la cour de récréation ainsi que dans la " psycho " individuelle ? Ainsi que le prétendu " choc des civilisations " ?
Quelle autonomie du " micro ", quelle dynamique spécifique dans les conflits, luttes et combats inter et intra individuels ? Comment transformer en " tragédie optimiste " l’odyssée professionnelle et rompre en même temps avec le fatalisme pseudo sociologique et la recherche effrénée des gadgets.
Nous ne croyons pas à une science du management et ne prétendons pas à l’exhaustivité. Nous nous centrons sur l’éducation.
La pédagogie c’est un sport de combat.
L’unité dans la discorde
Une multi-fondation des conflits est sous nos yeux mais, de ce fait justement, nous ne les voyons pas plus que La lettre volée dans le conte d’E. Poe. Car nous identifiant à l’institution, nous nous estimons comme elle, " au-dessus de tout soupçon ". Au lieu de cela, nous nous complaisons parfois à contempler des combats d’opérette dont les protagonistes sont complices. Des " crises " sont parfois nécessaires et bénéfiques : la crise des fusées (à Cuba en 1962) a abouti à la coexistence pacifique. Trop souvent il s’agit pour nous d’utiliser une " langue de coton " qui relève en fait de ce que nous désignons par : extrémisme centriste.
" Extrémisme " en ce que des slogans simplificateurs sont martelés à longueur de page avec " bons " auteurs et " célèbres " citations à l’appui. On a même vu des mémoires où dix pages d’extraits du Bulletin officiel (le célèbre B.O.) étaient censées vérifier les " hypothèses " fondant la " problématique ".
Le fameux " débat " philosophique prôné pour les enfants du primaire depuis 2003 est-il vraiment autorisé ? " Centrisme " en ce que les stratégies de résolution de conflit, proposées sont en fait des déclarations d’intention " qui ne mangent pas de pain " en ce sens qu’elles sont, comme dirait Popper, infalsifiables. Peut-on nier, en effet, que l’enfant a des droits ou qu’il faut faire passer les autres avant soi (etc.). C’est la pensée du marais, ni trop ceci, ni pas assez cela. Contre ce consensus aussi mou que mortifère, nous avons proposé la notion de " sujets sensibles ". En écho aux hécatombes du XXe siècle, l’"ère du verseau", chère au New-Âge, prenant le relais des " lendemains qui chantent " ou de la " maigre immortalité noire et dorée " (dont parlait Valéry), l’harmonie universelle serait devenue l’horizon indépassable de notre temps. C’est parfois la perspective de certaines théories du développement personnel.
Mais en fuyant certains conflits, ne tombe-t-on pas dans d’autres, à la manière des personnages de B. Vian qui dans Les Bâtisseurs d’Empire, montent d’un étage à l’autre… pour finalement se jeter par la fenêtre !
Il est rare qu’on appelle chat un chat et " conflit " un conflit. Lorsque j’étais adolescent, il était pudiquement question, dans la bouche d’un chroniqueur " objectif " des événements d’Algérie, puis ensuite de la pacification, et de moyens de contrainte renforcés pour désigner la torture.
Sur le plan psychologique, le non-dit, surtout lorsqu’il est indicible, innommable, puis impensable, devient " secret de famille ", parasitant la vie d’un individu. Dépression alors, démission aussi, dériliction chez soi et au travail.
Alors que les conflits font sans doute partie, surtout lorsqu’ils sont " traités " à temps, de la vie d’une personne ou d’une société. Et ne sont pas nécessairement symptôme de son " anomie ", c’est-à-dire de son mal-être, de son manque de normes, comme le voudrait Durkheïm dont les présupposés anthropologiques s’opposent ainsi à ceux de Marx.
En fait, comme l’a montré A. Ehrenberg, " L’institutionnalisation du conflit permet la confrontation libre des intérêts contradictoires et l’obtention de compromis acceptables. Elle est la condition de la démocratie dans la mesure où elle permet de représenter sur une scène –politique– la division du social. La notion de conflit est le moyen de maintenir un écart entre ce qui est possible et ce qui est permis ".
On dit d’un individu mal coiffé que ses cheveux sont " en bataille ". Comme si l’on présupposait que dans tous les cas la valeur fondamentale était l’ordre et non la justice…
Nos deux précédents ouvrages montraient déjà les difficultés qu’entraîneraient, chez l’enfant et l’adulte, le fait de ne pas nommer le négatif au risque que les questions posées perturbent l’esprit de l’élève.
Notre titre Des conflits à l’école (et dans l’éducation) peut se lire de trois manières :
1– des : un peu de conflit ! Injonctif. 2– des : point de départ ; à : point d’arrivée. Le chemin qui conduit des conflits à l’école. Transitif.
3– des : emploi classique. Au sujet des… Partitif.
Les trois utilisations peuvent être faites.
La première parce que nous montrerons le rôle du conflit à travers des situations concrètes.
La deuxième parce que, pour être utile, le conflit a besoin d’être travaillé (et d’être l’objet d’une " perlaboration " inconsciente).
La troisième parce qu’il s’agit bien d’un essai parlant du et des conflits à l’école et dans l’éducation, en se servant de certains éléments conceptuels et théoriques, dans le but de construire et élaborer outils et stratégies, sinon pour dépasser-déplacer les conflits, en tous les cas pour les " prendre avec philosophie " c’est-à-dire les réfléchir, les distancier lorsqu’il le faut, parfois les résoudre… pour en créer d’autres sans le vouloir qui nous aideront à grandir.
Ce qui nous intéresse est le passage d’un sens à l’autre.
" Tout acte éducatif est conflictuel, inévitablement et nécessairement conflictuel (…) La relation pédagogique est attente et observation, guet et affût, approches et reculs. Elle n’est pas seulement duelle, elle est aussi duel. Chacun cherche à y défendre son territoire : pour les élèves, un minimum d’indépendance et de reconnaissance à être un au milieu de tous ; pour l’enseignant, un minimum de reconnaissance de sa personne derrière sa fonction et son rôle. "
L’auteur (qui est directeur d’un centre de vacances en même temps qu’universitaire) aime à prendre l’exemple du conflit autour du carreau cassé. La méthode pour " en sortir " dépend de la position pédagogique :
- Punition collective dans le cas d’une pédagogie dite " traditionnelle ".
- Laisser-faire : les enfants, tombant malades à cause du froid, comprendront après coup les conséquences de leur attitude : la pédagogie invoquée sera l’éducation dite " naturelle " à la Rousseau (L’Émile).
- Pédagogie institutionnelle : on réunit le conseil qui décide, pour payer la réparation, de supprimer une des sorties prévues.
Notre essai s’orientera vers la recherche, sinon de solutions ou de médiation, du moins de débouchés qui nous amèneront à nous engager en fonction de nos options. Qui nous aident aussi parfois seulement (mais c’est déjà beaucoup) à prendre " avec philosophie " les problèmes qui nous sont posés, c’est-à-dire à les distancier, les réfléchir, les supporter momentanément plutôt que de les refouler.
Le docteur Knock, de J. Romains, voulait qu’on distingue " chatouille " et " gratouille ". Ici ce n’est pas par pédantisme que nous distinguerons les mots mais à cause des problèmes qu’ils recouvrent.
(Écartons d’abord des termes impropres comme celui d’" incivilité " qui signifierait que cesse d’être citoyen celui qui commet un acte répréhensible !).
Les mots : violence, agressivité, désaccord
Le terme de violence peut, par son caractère presque métaphysique, renvoyer à une sorte de fatalité contre laquelle il serait impossible de lutter alors que celui de " conflit " renvoie davantage à des situations concrètes.
Mais l’un comme l’autre demande à être explicités car ils désignent des sens très divers. La " violence " comme le " conflit " peut exprimer un phénomène d’ordre physique ou moral. La violence peut en outre se rapporter à un fait " symbolique ". Par exemple, pour un sociologue comme Bourdieu, la culture (en particulier scolaire) parce qu’elle impose un système de signes arbitraires (qu’il s’agisse, par exemple, d’une langue ou d’un système axiomatique posant dès l’abord que " X " signifie telle chose) exerce une violence symbolique sur les individus par elle assujettis.
La théorie bourdieusienne peut aider à comprendre pourquoi des individus ne se battent pas seulement –parfois au risque de leur vie– pour des raisons de survie économique ni même toujours à cause de croyances ou pour des motivations de type " freudiennes " mais pour défendre une langue ou une culture par exemple dont, privés, ils se sentent aliénés " en quelque sorte, c’est-à-dire étrangers à eux-mêmes.
Le dictionnaire Robert donne une définition en cinq point de la violence :
1- Fait d’agir sur quelqu’un ou de le faire agir contre sa volonté en employant la force ou l’intimidation.
2- Acte par lequel s’exerce la violence (violences physiques, morales).
3- Disposition naturelle à l’expression brutale des sentiments.
4- Force irrésistible, néfaste ou dangereuse, d’une chose, qui produit des effets brutaux.
5- Caractère brutal (d’une action).
Une première distinction s’impose donc entre l’agressivité (sens 3) et la violence. Si la première existe à l’état potentiel, elle ne s’actualise que dans certaines conditions données et pas toujours physiquement comme dans les deux premiers sens.
Si l’agressivité fait partie intégrante de l’individu, si le conflit permet fondamentalement la construction de son identité, la violence ne se justifie pas pour autant.
On peut également distinguer le conflit du désaccord. Le premier terme renvoie au résultat de l’interférence entre forces opposées, qu’il s’agisse de divergence de besoins, d’intérêts ou de valeurs. Plus simplement, on peut dire que le mot " conflit " exprime un désaccord entre deux ou plusieurs parties, personnes ou groupes, lorsque ce désaccord est vécu par l’une ou l’autre des parties comme un rapport de forces. Si un conflit est toujours le signe d’un désaccord, un désaccord n’évolue pas systématiquement en conflit.
Les mots : concurrence, lutte, débat
Le mot " conflit " vient du latin " conflictuels " (choc) et de " confligere " (se heurter). Selon le Larousse, c’est une " opposition d’intérêts " (dont la solution peut être la recherche d’un tiers).
Le terme peut renvoyer à une opposition matérielle ou morale (ex. : conflit de devoirs) : nous l’avons dit, interne à un individu ou opposant plusieurs personnes ou groupes.
Il peut être distingué de la concurrence, plus d’ordre économique, qui, elle, n’implique pas de divergences sur le but. Il peut porter sur les règles d’un jeu ou, au contraire, s’exprimer dans des règles communément admises, auquel cas il implique donc en même temps un consensus minimum.
Sur le plan politique, c’est davantage la notion de lutte qui sera utilisée et sur le plan moral celle de débat, selon Carl Schmitt dont les a priori hostiles à la démocratie en général, peuvent bien sûr être rejetés. En invoquant en particulier l’ouvrage d’Habermas De l’éthique de la discussion qui cherche à substituer la discussion réglée au combat idéologique, et donc à promouvoir une culture de paix. D’une manière générale, il importe de noter qu’il y a conflit parce qu’il n’y a pas de ségrégation mais coexistence et, à cet égard, qu’on a déjà fait un pas en avant.
Un sociologue le montre concernant les conflits liés à la mixité, non sans utiliser l’ironie.
" En effet, à l’école comme partout ailleurs, le mélange a un coût ; il crée des frottements, des tensions, des conflits parfois. Pourquoi ne pas distinguer d’emblée les élèves en fonction de leur quotient intellectuel, de leur naissance, de leur culture, de leur fortune, de leur sexe, afin de mettre chacun dans son coin et dans sa filière ? La "science" apportera toujours d’excellents arguments, d’autant que personne ne mesure les bénéfices produits par le mélange social. (…) ".
Ce livre ne sera ni une vieille chanson guimauve, ni la mauvaise soupe rance en ce sens qu’il ne cultivera ni illusion ni ressentiment.
Le vocabulaire du conflit implique que, puisque l’on se bat, puisqu’on " fait face " (" coping ") on est sur le même terrain, qu’on obéit aux mêmes règles et qu’on parle le même langage. (Qu’on pense à Don Camillo et Pepone à l’époque de la guerre froide). Même si les uns sont en haut et les autres en bas, tous sont dedans. Par contre le vocabulaire de l’exclusion signifie que certains étant dehors, ils n’ont pas le droit de participer au jeu. Responsabilité qu’on va leur attribuer généralement : " ils ne veulent pas s’intégrer ".
Dans les abbayes du Moyen-âge, une salle de " chapitre " était réservée à la régulation des conflits. Restaurons cette tradition et prenons la parole quand il le faut et tant qu’il est encore temps !
La lutte intègre
La liberté est une lutte contre moi-même, les choses extérieures, les autres. Alain appelait foi la croyance en soi et en sa capacité de se vaincre, espérance, la croyance dans notre possibilité de gagner sur les réalité extérieure, charité, la croyance en notre aptitude à obtenir d’autrui une attitude favorable.
En ce sens les obstacles apparents peuvent être transformés en organes : tels sont les " chemins de la liberté " qui impliquent un quotidien combat (c’est le titre que Camus, à la libération, donna à son journal).
Il faut, avec Kierkegaard, réhabiliter en ce sens le scandale : c’est étymologiquement, la petite pierre qui me fait tomber. Et me redresser ! C’est moralement la condition d’une prise de conscience.
Il n’est donc point besoin de ces compromissions qui permettent aux valets de Molière, par leur double langage, d’entretenir la " paix des ménages ". Il faut, au contraire, de vrais et de bons obstacles. Pour résoudre les problèmes (d’ordre rationnel). Et les conflits (d’ordre relationnel). Pour dépasser le stress qui, littéralement, nous " serre " et provoque la détresse.
On comprend alors pourquoi Sartre a pu écrire : " Jamais nous n’avons été plus libres que sous l’occupation allemande. Nous avions perdu tous nos droits et d’abord celui de parler ; on nous insultait en face chaque jour et il fallait nous taire (…) partout, sur les murs, dans les journaux, sur l’écran, nous retrouvions cet immonde visage que nos oppresseurs voulaient nous donner de nous-mêmes : à cause de tout cela nous étions libres. Puisque le venin nazi se glissait jusque dans notre pensée, chaque pensée juste était une conquête ; puisqu’une police toute-puissante cherchait à nous contraindre au silence, chaque parole devenait précieuse comme une déclaration de principe ; puisque nous étions traqués, chacun de nos gestes avait le poids d’un engagement. "
Enfin, Simmel l’a montré, il y a la positivité des conflits lorsqu’ils sont traités jusqu’au bout. Partie intégrante des sociétés, ils contribuent à leur unité. Celui qui lutte rassemble ses forces contre l’hérétique et lorsqu’une personne paraît isolée, elle peut et doit jouer dans le groupe un rôle positif.
Articuler théorie et pratique
Dans une première section l’ouvrage présente d’abord quelques théories " pratiques " qui donnent ensuite, dans la seconde section, un éclairage à la " casuistique " c’est-à-dire à l’étude des situations concrètes. Une troisième section est consacrée à l’humour en tant qu’il aide à analyser la réalité conflictuelle et, d’autre part, à réagir et résister.
Dans la dernière partie, enfin, stratégies et outils sont élaborés dans le but de " réfléchir " le fait conflictuel et d’y faire face.
Car notre propos n’est pas de dénombrer les écueils mais d’aller au large ! Sans avoir, dans les manches, de programme pour une " île aux enfants ".
À l’intérieur de la première section, il nous faut anticiper sur le plan et le schéma qui suivent.
Partir de la lutte pour la reconnaissance, c’est adopter un pari philosophique qui met au point de départ un conflit existentiel.
Celui-ci peut-être lu, d’une part en termes individuels psychanalytiques : dans la période œdipienne, le père et le fils sont en lutte pour délimiter la sphère de pouvoir propre à chacun.
Le conflit peut aussi être lu en termes sociaux, " marxiens " : la lutte des classes n’est pas seulement économique, c’est un combat pour la dignité.
Pour éviter une lecture purement " psy " ou exclusivement " politise " du conflit, nous introduisons la notion de " harcèlement " qui intègre, dans l’étude de la souffrance au travail, les répercussions individuelles de l’oppression sociale.
C’est bien au confluent de l’individuel et du social que se situent en effet, ensuite, les différentes situations que nous analysons ou évoquons.
Un mot sur les citations poétiques mises en exergue : elles permettent, selon nous, d’ouvrir la pensée à la multiplicité, empêchent de l’enfermer dans une réflexion linéaire.
Résumé
L’important est de sortir de cet " extrémisme centriste " dont on se contente souvent, accumulant les poncifs, taisant les problèmes lorsqu’ils risquent d’interroger nos consensus.
" Des conflits à l’école " peut s’entendre avec ou sans point d’exclamation, comme un " partitif " ou encore comme indiquant une direction.
Ces trois sens sont les nôtres, dans le passage de l’un à l’autre, si l’on cherche au delà de la violence et de l’agressivité –mais non des désaccords des luttes et des débats– à promouvoir une culture de paix.
Après un éclairage théorique, une " casuistique " (étude des cas) sera élaborée dans la deuxième section. Après une section consacrée à l’humour, nous chercherons
2008 Apprentissage militant
Introduction Apprentissages militants
ATTENTION : ce livre n’est pas encore paru, le texte peut encore changer. Voir avec M. Lethierry.
Un militant se " rétribue " par les apprentissages qu’il construit dans l’action. C’est ce que nous voulons montrer dans ces différentes sections. Prenons l’exemple d’un intellectuel récemment disparu comme R. Rémond : il a été secrétaire général de la JEC qui fut, comme l’UNEF, un véritable creuset de trajectoires militants. D’autres exemples fourmillent dans les pages qui suivent. Pour autant nous n’affirmons pas l’inutilité de l’université ni les limites des savoirs pratiques. Une postface de P. Sorlin montre l’importance de l’université, l’apprentissage " sur le tas " du militantisme ne pouvant suffire à tout. L’ouvrage se termine par une abondante bibliographie portant sur livres et revues ainsi que par de nombreuses références à des films, expositions, musées, centres de recherches, sites, etc.
enfin à élaborer des stratégies.